Présentement nous sommes dans un café, tous les cinq attablés devant nos cahiers. Les professeurs nous ont laissé seul, avec une nouvelle liberté d’écriture. Mon mot du jour : surprenant.
Surprenant, la ville que l’on a visitée : Shigaraki, le village des potiers. Un coin perdu et vraisemblablement désert mais qui, tout naturellement, a son charme.
Surprenant, la quantité et la beauté des différentes poteries qu’on a pu admirer.
Surprenant, la passion de François Poisson pour la poterie.
Surprenant, la première boutique où l’on est entré. La porte était déverrouillée, la clé dans la serrure, mais il n’y avait personne pour nous accueillir.
Surprenant, la gentillesse d’un potier lorsque atterrit dans sa petite banlieue un groupe de touristes occidentaux. Le sympathique bonhomme nous a invité à prendre un thé, nous a laissé modeler de l’argile comme de vrais potiers et nous a même permis de garder notre structure en cadeau. Il nous a aussi fait la conversation, malgré la barrière de la langue.
Surprenant, le Japon tout entier puisqu’au fond, on ne sait jamais ce qui nous attend.
samedi 5 janvier 2008
Mot du jour de Marilyne C: surprenant
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François Poisson
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vendredi 4 janvier 2008
Mot du jour de Noémie: trésor national
Shigaraki est une municipalité de campagne très particulière. En effet, elle abrite une population de potiers! Ceux-ci maîtrisent et perpétuent leur art depuis des siècles. La technique unique au monde qu’ils pratiquent a fait en sorte que certains potiers ont été consacrés trésors nationaux. De plus, le magnifique argile dont ils se servent se trouve près du village. Avec cette terre, ils confectionnent les plus belles poteries du Japon. Les potiers sont si habiles qu’ils peuvent faire de grosses statues et même une table et des tabourets. En plus des boutiques et des ateliers, on peut voir des fours à poteries traditionnels (gros fours en terre). Durant notre journée, nous avons rencontré un potier très sympathique qui nous a reçus dans sa boutique. Il nous a offert du thé. En plus, il nous a donné de l’argile afin que nous fassions des poteries que nous rapporterons à la maison. En somme, je me suis bien amusée à Shigaraki.
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Mot du jour de Gabriel: diversité des lieux
Remémoration d’une marche en solitaire. – En me promenant dans Kyoto pendant que mes compagnons étaient au village potier, passant par Pontacho, rue où l’on peut croiser des Geishas, j’ai découvert un peu plus en profondeur la ville de Kyoto.
Ce jour-là, le sixième de notre aventure au Japon, je me suis particulièrement attardé au parc aux abords du Palais impérial de Kyoto. De l’extérieur, l’endroit semblait inaccessible; des murs de briques surplombés par une masse d’arbres importante lui donnait un air de château fort. Pourtant, en entrant, je me suis rendu compte que ce parc était magnifique, et qu’il ne devait surtout pas être interdit aux visiteurs – justement il ne l’était pas. Parmi les nombreuses portes permettant d’entrer, situées tout autour du grand parc, je décidai de passer par celle qui me semblait être la porte principale. Le panorama était titanesque, mes chers lecteurs : d’immenses allées, constituées de petites pierres, bifurquaient dans les deux directions, en l’occurrence à gauche et à droite. Je pris la droite et je fis un arrêt sur un banc, sous un arbre splendide, pour lire La course au mouton sauvage – roman que j’ai acheté dans un Muji (magasin à rayons où l’on vend de tout) – d’Haruki Murakami (auteur japonais reconnu internationalement). Je me trouvai soudain dans un arrondissement de Tokyo, lieu de l’action du roman.
De retour à notre hôtel, les autres me racontèrent tout ce qu’il avait vu durant la journée; ils ressemblaient à des enfants qui viennent tout juste de revenir du parc d’amusement; ils ont fait de la poterie avec un potier japonais. À ce moment, quand l’on compare nos deux journées, on prend conscience que le Japon est un pays riche en tant que lieu où l’on peut vivre des expérience très diversifiées.
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Sur la tombe de Tanizaki
Nous nous sommes rendus sur la tombe de Junichiro Tanizaki, grand écrivain japonais, auteur notamment de Quatre soeurs, Confession impudique, Un amour insensé.
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Mot du jour de Mirka: poterie
Mot du jour: poterie
Hier, nous sommes allés au village de Shigaraki pour voir de la poterie. Nous sommes partis de Kyoto et nous avons pris le train de onze heures. Nous sommes arrivés à Shigaraki environ vers treize heures et demi. Nous nous sommes promenés et c'était un village plutôt désert. Il y avait des scupltures de toute sorte dont un gros ours noir avec le ventre blanc qui mesure environ 4 mètres et demi.
Après vu le gros ours en statue qui était situé à l'entrée de la gare, nous sommes allés manger du soba dans un restaurant tout près. Dans ce fameux soba, il y avait du daïcon (navet), des nouilles, un oeuf cru et des légumes. Dans ce restaurant, il y avait différentes sections oû l'on pouvait trouver des tables basses, des tatamis et des coussins. Quand j'ai photographié la devanture du restaurant, j'ai pu voir des arbres feuillus de chaque côté, l'auvent noir ainsi que le mur blanc un peu plus haut.
Après le dîner, nous avons marché et nous avons trouvé un magasin de poterie, mais il n'y avait personne. La porte était ouverte et la clé était dans la porte. La question à se poser est: Que se passe-t-il? Oû est le propriétaire? Il y avait des assiettes, des tasses, des vases et le meilleur de tout, une poterie en forme de mouchoir. De plus, le propriétaire a eu la gentillesse de nous servir du thé vert ainsi que de l'argile afin que nous fassions de la poterie. J'espère que vous aurez la chance de nous voir sur la vidéo qui est sur ce blog.
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Mot du jour de Marilyne L: cordialité
Après trois transferts de train à partir de la gare centrale de Kyoto, nous sommes enfin arrives à Shigaraki, un petit village de poterie très connu des potiers. En sortant de la gare, c’est désert; il n’y a personne dans les rues et aucun son n’est perceptible. Nous sommes le 3 janvier, dernier jour férié pour les Japonais. Nous espérons trouver au moins un magasin d’ouvert après avoir manger du soba (plat fait de nouilles, de légumes japonais et d’un œuf cru).
En nous promenant dans le village, nous découvrons un magasin qui semble ouvert –malgré le fait qu’il n’y ait personne à l’intérieur! Après avoir demandé des informations à un inconnu, celui-ci appelle le propriétaire et nous achetons quelques poteries.
Dans le magasin adjacent, nous faisons la connaissance d’un gentil petit homme qui nous invite à nous asseoir et à prendre le thé en sa compagnie. Malgré la barrière de la langue, nous passons un agréable moment. Il est difficile de communiquer notre désir de voir son atelier, mais nous finissons tout de même par nous faire comprendre. François s’y rend et revient les mains chargées d’argile. L’homme nous montre alors une technique de poterie qu’on appelle le colombin et nous invite à l’imiter. À la fin, l’homme nous offre une boîte pour nous permettre d’apporter notre poterie chez nous. Nous repartons également chacun avec une petite grenouille que l’homme nous a chaleureusement donné.
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jeudi 3 janvier 2008
MOT DU JOUR: FESTIVITÉS
MOT DU JOUR : FESTIVITÉS
Noémie
Au Japon, le Jour de l’an se célèbre en grande pompe. En effet, le 31 décembre au soir, la tradition veut que les habitants du pays du Soleil levant se rendent à un sanctuaire Shintô afin de prier les dieux pour demander une belle année. Le chemin menant au sanctuaire est bordé de kiosques où on peut se procurer des mets typiquement japonais tels que des karâge (poulet frit) ou des takoyaki (genre de dumpling farci aux légumes et à la chair de pieuvre), des bonbons, des ballons ou encore des fleurs. De plus, les prêtres allument un immense feu de joie qu’ils nourrissent périodiquement de bouts de branches. Jusqu’à minuit, les portes demeurent fermées. À son ouverture, on accueille la nouvelle année par des applaudissements. Aussi, un prêtre fait sonner la cloche 108 fois, qui correspondent aux 108 désirs auxquels il faut résister selon la religion bouddhiste. Après l’ouverture des portes, les gens pénètrent dans le sanctuaire et prient. La prière se fait comme suit : la personne se tient debout devant un petit autel, lance une pièce de monnaie dans un puit à souhaits situé au pied de l’autel, sonne une petite cloche, s’incline deux fois et frappe deux fois les mains avant de les joindre et se recueille.
Le premier janvier au matin, les festivités continuent : les kiosques sont toujours ouverts, on continue de prier et en plus, on boit le sake (alcool de riz) nouveau. Ce sake est laiteux et opaque en plus de ne pas contenir d’alcool. Les fêtes du nouvel an sont également une occasion pour se vêtir de son plus beau kimono. Enfin, le congé du jour de l’an dure plusieurs jours.
Marilyne L
Le soir du 31 décembre, nous sommes allé au sanctuaire Shimogamo à Kyoto. Sur le chemin qui mène vers l’entrée principale, plusieurs petits kiosques bordent la rue et donnent une ambiance de foire. Dans la plupart de ces kiosques, il est possible d’acheter de la nourriture. On y retrouve, entre autres, des karâge. Ce sont des petites boules de poulet frit qu’on peut saupoudrer d’un mélange de poivre et de sel et qui sont embrochés d’une tige de bois qui sert d’ustensile pour les manger. Il est possible également de se procurer d’autres mets typiquement japonais comme des toyoki ou des espèces de cornet de crêpes garnis de crème fouettes, sirop de chocolat ou caramel et/ou fruits comme bananes ou fraises. Grâce à tous ces mets, la rue est remplie de parfums alléchants où beaucoup de monde défile. Ces kiosques sont restés présents sur les rues jusqu’au deux janvier.
À minuit, le 31 décembre, les portes du temple se sont ouvertes et nous avons pu pénétré le lieu. La tradition japonaise veut que l’on jette un peu d’argent dans une caisse, qu’on tape deux fois des mains avant de faire une courte prière résumant nos vœux pour la prochaine année. On finit le petit rituel en sonnant une cloche.
Durant cette période, il est possible de voir plusieurs japonais se promener en kimono traditionnel avec les sandales de bois et les chaussettes à deux doigts. Ces habits sont habituellement très colorés pour les femmes et c’est très joli! Il est difficile de ne pas les regarder et de les envier!
Marilyne C
Imaginez-vous un pays étranger aux coutumes trèes différentes des vôtres. Imaginez-vous votre premier voyage, loin de votre famille et de vos amis. La veille du jour de l’an. Les festivités que vous connaissez pourtant bien deviennent une nouveauté. Pour célébrer la nouvelle année vous vous rendez au sanctuaire Shimogamo et vous n’êtes pas les seuls, devant ce bâtiment imposant. Une foule surexcitée, c’est avec peine que vous réussissez à vous faire un chemin. La nuit est noire, mais elle est illuminée de mille feux. Vous ne pouvez pas penser, seulement sourire et vous amuser. Minuit sonne, tout le monde crie et se rue sur les portes du sanctuaire qui s’ouvrent. Ça se bouscule, c’est la cohue.
La foule, la bouffe, les lumières, le bruit, on pourrait croire que, ayant célébré le jour de l’an de la même façon, c’est partout pareil, Au Japon, c’est à la fois semblable et différent du Québec. Bien sûr, la tradition n’est pas la même, mais c’est la même euphorie.
Dans tous les cas, s’il y a une chose de semblable, c’est appréhension ressentie avant de rencontrer une famille chez qui on est invité. Et pourtant, cette année, ce fut une soirée mémorable. Les Komai nous ont accueillis avec un repas impérial, une ambiance conviviale : ils ont été des hôtes parfaits. Même si nos familles sont loin, fêter c’est, d’une certaine façon, se sentir chez soi, peu importe où l’on est.
Mirka
Nous sommes arrivés au sanctuaire Shimogamo en taxi. C’était achalandé. Nous avons aperçu divers kiosques de nourriture, tout en circulant vers la porte principale. Quand minuit est arrivé, tous se souhaitaient la bonne année. Ensuite, tous se précipitaient vers le lieu de prière. La prière consiste à lancer de la monnaie dans un récipient, à faire sonner une cloche, à taper des mains et prier.
Nous sommes allés au sanctuaire Fushimiinari. La foule se multipliait, sur l’allée menant à la porte principale. Des kiosques de nourriture, comme dans une foire, nous guidaient. Nous avons franchi le portail orange, bordé de statuettes de chiens. Nous nous sommes promenés dans les jardins du sanctuaire, nous avons vu des tori orange par millier durant l’excursion. Sur les belvédères, nous prenions des photos du coucher de soleil sur Kyoto. Nous avons dû rebrousser chemin, car nous étions attendus pour le souper dans une famille japonaise.
Nous sommes arrivés chez les beaux-parents de Christian. La politesse est une règle importante des relations ici; s,incliner en saluant, enlever ses chaussures avant d’entrer dans la chambre avec tatami. Nous avons eu l’occasion de goûter à du saké, de manger de la fondue japonaise (sakiyaki), de déguster du thé vert de Uji. Nos hôtes nous ont offert des foulards en guise de remerciements.
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Repas du jour
Tempura soba: crevette et légumes en tempura sur lit de nouilles soba. Mangé dans un restaurant à Shigaraki.
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Shigaraki, ville de potiers
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Libellés : japon shigaraki poterie
mardi 1 janvier 2008
Repas du jour de l'an
sukiyaki: repas traditionnel japonais: boeuf mince sucré cuit que l'on trempe dans un oeuf battu cru avant de se le mettre en bouche
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lundi 31 décembre 2007
MOT DU JOUR: BEAUTÉ
Beauté
Marilyne L.
Il y a des choses qu’on connaît de nom ou de réputation, qu’on connaît parce qu’on les a vues sur des photos ou des représentations, des choses qu’on a vues à la télévision ou entendues de la bouche de l’ami de l’un de nos amis… Mais ces choses restent lointaines, imaginaires et l’idée d’accessibilité ne nous vient pas à l’esprit immédiatement.
Aujourd’hui pourtant, j’ai vu de mes propres yeux ce genre de choses : le Kinkakuji et le Ryoanji. Le Kinkakuji, surtout, a eu sur moi un effet un peu inattendu; c’était comme si j’atteignais soudainement un monde irréel. La beauté des lieux, le calme qui y régnait, la nature qui prenait le charme de l’automne mais gardait de l’été tout son attrait… Tout semblait provenir de la toile d’un peintre idéaliste et pourtant je faisais partie de cet univers parfait, de ce monde presque féerique…
Peut-être était-ce à cause de la luminosité des lieux? Le pavillon renvoie une étrange lumière parce qu’il est recouvert d’or étincelant. Ou peut-être la nature, la beauté du tapis de mousse et les arbres divers, aux couleurs différentes. Sinon, le lac a un effet certainement important. Il est comme le miroir de ce tableau parfait.
Si l’on devait nommer un lieu seulement pour qualifier la perfection de la beauté, ce serait, à mon sens, le Kinkakuji.
Marilyne C.
S’il y a un souvenir qui s’imprègne dans l’esprit d’un voyageur émerveillé, un souvenir imperceptible pour ceux qui ne font pas le voyage, mais tellement essentiel pour chacun de nous, c’est la beauté. La beauté du monde, la beauté de découvrir. Comment expliquer découverte? Il y a bien sûr la photo, mais alors que faisons nous du sentiment suscité par cette beauté, cette émotion ressentie lors d’un périple enchanteur?
Il y a plusieurs genres de beauté : celles des voitures japonaises un peu futuriste, neuves et toujours fraîchement lavées, ou celles des petits restaurants anciens et authentiques ou est resté imprégner la trace d’un grand écrivain qui côtoyait la place, ou encore celles des temples imposants dans toutes leur splendeur, vieux de plusieurs siècles qui rayonnent encore de sérénité. C’est dans ces moments-là que l’on reconnaît que nous sommes en présence d’un indéfinissable, d’un indescriptible émerveillement et c’est là que l’on sait ce qu’est la véritable beauté.
Noémie C.
Aujourd’hui nous avons visité deux temples; le Pavillon d’or et le temple Ryoanji. Ces deux chefs-d’œuvre architecturaux sont magnifiques. Les murs du Pavillon d’or sont de bois laqué recouvert de feuilles d’or qui luisent au soleil. Cette pagode se situe au milieu d’un joli petit lac aux eaux calmes entouré d’une forêt verdoyante. Ce qui est dommage, c’est que dans les années cinquante, un moine laid y a mis le feu, ne supportant pas l’extrême beauté de l’endroit. Depuis que le Pavillon a été reconstruit, les Kyotoites ne l’aiment plus à cause des feuilles d’or qui sont trop brillantes. Avant, elles étaient patinées à cause de leur ancienneté et c’est ce qui plaisait le plus aux habitants de Kyoto.
Pourtant, je trouve que le Pavillon d’or est très beau lorsqu’il brille au soleil : c’est ce qui m’a frappé. Le temple de Ryoanji, quant à lui, a un cachet paisible qui invite à la relaxation. On peut y admirer un jardin zen contenant quinze pierres. En les comptant, on en voit toujours quatorze et la quinzième est cachée; pour la découvrir, il faut se déplacer le long de la promenade de bois qui borde le jardin afin de voir les pierres d’une perspective différente. La recherche de la quinzième pierre est une activité très amusante. En même temps, c’est très reposant.
À l’intérieur, les murs du temple sont d’une boiserie rouge foncée, ce qui, selon moi, aide à la relaxation. Sur le terrain du temple, il y a un lac majestueux au bord du quel il y a un sentier. C’est, pour moi, très apaisant de s’y promener. En somme le Pavillon d’or et le temple Ryoanji sont un délice pour yeux.
Gabriel T.
Deux temples. L’un d’or l’autre de pierre… Un groupe de sept personnes –dont je fais partie- marchent dans un temple situé à Kyoto, au Japon, en Orient, sur Terre quoi! Ils tournent à droite, à la première intersection. Tout à coup, sans s’annoncer, le Pavillon d’or illumine leurs yeux émerveillés. Ce n’est pas piqué des vers ce monument, mes pauvres lecteurs loin d’ici. Je m’affaire à évoquer sa beauté. Je ne peux communique la magnificence de cette expérience sensorielle. Le cœur palpitant, je contemple le pavillon d’or sans mot dire. Quel art sublime! Je maudis sa grande beauté et la désire à la fois… Dans la même journée, mes yeux tombent sur une autre beauté, aussi belle: un jardin de pierre typiquement japonais. Ce spectacle inerte appelle à la méditation plus qu’à l’émerveillement précédent. Je cesse d’écrire – dans une angoisse profonde de langage – ce qui ne peut être pleinement décrit hors de l’expérience même de la vision… Mais cette tâche littéraire – celle de rendre compte des sensations par la mémoire – n’a jamais de fin.
Mirka
Je suis allée visiter deux temples : le Kinkakuji (le Pavillon d’or) et le temple Ryoanji. Je ne pouvais qu’être émerveillée devant le temple du Pavillon d’or. L’histoire de ce temple est celle-ci : un moine au visage très laid avait brûlé le temple au Pavillon, car il ne pouvait supporter sa beauté et par le simple fait qu’il ne pouvait constater que sa propre laideur, ce qui pouvait être le comble de l’insupportable. Quand le temple a été reconstruit, les Japonais ne l’appréciaient pas car il était trop scintillant, trop neuf et trop voyant alors qu’à l’origine il était d’un or patiné et usé. Est-ce qu’on peut détruire la beauté extérieure à cause de notre laideur?
Le temple Ryoanji est un autre temple qui se distingue par son aspect convivial et mystérieux. Le fait de retirer nos chaussures et de se munir de savates est une façon comme une autre de préserver la beauté du temple. Celui qui pénètre dans ce magnifique temple ne peut qu’être captiver par les éléments de cet endroit tel que la calligraphie japonaise si habilement exécutée, les peintures si joliment exposées à la vitrine et le jeu des quinze pierres ou le principe était de se placer sous différent angle et qu’une pierre se dérobait. Un jeu tellement bien planifié!
Finalement, nous irons fêté le Nouvel An au sanctuaire de Shimogamo à minuit. Nous finirons la journée et l’année en beauté!
Bonne année tout le monde!
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François Poisson
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